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La Diaspora Haïtienne (LDH), une poule a deplumer en Haïti

Reynald Orival, journaliste
Directeur de Media
Citoyen victime

8/2/2012


Le service douanier haïtien, un merdier qui étrangle les haïtiens de la diaspora. Quand un haïtien vivant à l’étranger visite ou retourne dans le pays en apportant soit des marchandises ou ses affaires personnelles, il devient automatiquement la poule qu’il faut déplumer. Rien ne fait dans la transparence dans ce service de contrôle de débarquement, on a l’impression qu’on rentre dans un labyrinthe. Pour y sortit sain et sauf, le fruit de votre dur labeur en terre étrangère doit être dépensé à profusion pour satisfaire les appétits voraces soit un employé brasseur de la douane ou un prétendu >, un associé du système car le plus souvent il travaille de concert avec ceux la (les employés) qui sont placés pour vous servir honnêtement et professionnellement.

Si on se fie aux spots diffusés à la radio par la direction générale de la douane, un haïtien de la diaspora pourrait penser qu’avec ce nouveau gouvernement Martelly /Lamothe qui prône la transparence et le changement que les choses commencent à changer en Haïti dans ce service. Ne vous faites pas d’illusion car vous êtes la poule à déplumer. Vos plumes sont divisées en deux parties : quelques unes pour la caisse de l’Etat, la grande quantité du butin qui reste est partagée entre le clan des affairistes du service interne de la douane et avec les racketeurs du service externe de la douane (Si pat genyen reselè pa tap genyen volè).

Si par malchance, le clan oublie d’envoyer quelques plumes au service de contrôle et de surveillance placé sur la route nationale no 1, et si vous vous rendez à Port-au-Prince sans le mot de passe, vous êtes la bête à abattre car votre voiture ou vos marchandises sont sous évaluées par le directeur de la douane du port de débarquement vous informe l’inspecteur de contrôle et de surveillance. Ce dernier ne badine pas avec le simple voyageur qui ne comprend pas le système de >. Comme l’âne dans les animaux malades de la peste de Lafontaine, on vous rend responsable de la sous-évaluation signée par le directeur de la douane du port de débarquement et un procès verbal est dressé pour vous envoyer à la direction générale pour vous faire payer votre hardiesse de ne pas laisser quelques plumes aussi au poste de contrôle.

Un policier qui passe avec une voiture de son frère sous-évaluée ou un agent douanier du port de débarquement téléphone son co-équipier du poste de contrôle et de surveillance pour laisser sa copine avec sa voiture sous-évaluée traverse le poste de contrôle sans être inquiété. Quand vous observez avec attention ce qui se passe sous vos yeux, ne soyez pas étonné que l’un des inspecteurs de contrôle vous fera savoir qu’entre les agents douaniers le favoritisme est de coutume en Haïti. Vous perdez votre temps à observer. Vous etes sans recours, allez vous faire déplumer encore au bureau central.

Et chaque jour et chaque semaine, cela se répète dans les bureaux de débarquement de la douane, des haïtiens de la diaspora sont les éternels victimes car ce n’est pas seulement les francs maçons qui ont des secrets d’initiations, au port de débarquement des douanes en Haïti, il y a des secrets d'initiation à la corruption que seuls les directeurs, les employés, les racketeurs connaissent la loi qui domine. Et la diaspora continue d’être une vache à lait et devient une poule à plumer.

Faits :

Au mois de mars 2012, je me suis rendu au port de débarquement de St Marc pour payer les frais de douane pour mon camion Mitsubishi Fuso de l’année 1996. Comme il y a un éternel va et vient qui se fait à l’intérieur du bureau de la douane de St Marc et aucune indication pour aider ou éclairer une personne venant prendre service, un nommé Junior avec un badge de la douane ou APN collé à une ficelle et suspendu sur son estomac m’offrait son aide dans ce labyrinthe. J’ai du accepté car je ne savais pas ou commencer car un broker qui devait m’aider ne fait qu’empocher mes $350 sans aucun service rendu.

Les versements pour le camion :

$700 APN

$490 Title

$350 Broker

$500 Bill of ladding (qui n’a rien à voir à Haïti)

$17000 pour payer la douane

$200 pour frais d’inspection (au moment de l’inspection)

$100 frais de parking (quand je prends le camion)

Les reçus n’existent pas car on est dans l’informel et il n’y pas même un bureau de doléances. S’aventurer dans cette voie vous fera aussi perdre vos marchandises, du temps ou payez beaucoup plus. Aucun tableau d’affichage pour éclairer sur le prix à payer. Tout se fait dans les coulisses.

Total $19340 plus la commission donnée à Junior et le frais de déplacement à St Marc (trois fois)

J’ai dépensé aux environs $21000 pour un camion de Mitsubishi Fuso 1996 (16ans) et $5902,53, pour les frais d’ajustement de taxe de plus au bureau central de la douane de Port-au-Prince. L’erreur de la sous taxation du directeur du port de débarquement doit être payée seulement par l’innocent contribuable qui a été trompé. C’est cela l’Etat de droit qui déplume les marchandes et les haïtiens de la diaspora qui s’aventurent dans cette jungle.

Un certificat autorisé et dûment signé par le directeur de la douane de St Marc Monsieur Clerveaux Jean Claude, après l’avis d’un inspecteur qui avait vérifié le camion, me donne droit de poursuivre les démarches nécessaires.

Voici le libellé : Ce certificat autorise l’intéressé à remplir les formalités relatives aux plaques d’immatriculation et à la police d’Assurance pour le véhicule ci-dessus indiqué. Je fais l’assurance et la plaque d’immatriculation.

No Ref : 579 date 03-02-12 (papier de douane de St Marc)

Au poste de contrôle et de surveillance de Source Matelas le mardi 24 juillet 2012 vers les 3h30 PM, les inspecteurs me reprochaient de ne pas payer assez d’argent à la douane de St Marc même avec le certificat officiel du directeur du port de débarquement. Un bureau de contrôle qui ne pouvait pas me montrer un livre de taxation ou un tableau de taxation pour m’éclairer. Les caprices et l’arbitraire sont maître et seigneur. Toutes les informations concernant la taxation sont dans la mémoire des inspecteurs.

Si le cas est ou était vrai. La première démarche c’était d’appeler le directeur du bureau des douanes pour l’informer de son erreur et de m’ordonner à retourner à St Marc pour refaire le papier ou payer l’ajustement. Tel n’était pas le cas. Le service de contrôle m’obligeait que je rentre au bureau central pour une réévaluation des taxes. Je me suis rendu à Port-au-Prince au bureau central où on me fait payer $5902,53 de plus. J’ai du passer trois jours à Port-au-Prince pour gaspiller du temps et dépenser de l’argent.

Les va et vient interminables dans les couloirs de la direction générale de la douane de Port-au-Prince pour faire passer le dossier d’un bureau à un autre bureau donnent une idée comment l’Haïti du gouvernement Martelly/Lamothe est ouverte aux haïtiens de la diaspora.

S’il y a un pot cassé ou pas, est ce que c’est le citoyen qui veut ou paie ses redevances à l’état qui doit payer les frais de la corruption quand on ne met pas les informations nécessaires à sa disposition dont l’objectif est de le livrer à la merci des employés brasseurs ou racketeurs officialisés pour lui extorquer de l’argent. Pourquoi pas un tableau d’affichage des frais à payer pour les véhicules importées et les procédures à suivre ne sont pas collés au mur à l’entrée de chaque bureau de la douane ? Un web site de la direction générale de la douane donnant les informations nécessaires à la population en générale s’avérait très utile. Supposons que le pourcentage à payer sur le prix d’achat d’une marchandise ou d’une voiture n’est pas un secret, l’Etat haïtien tirera plus de profit et l’influence des racketeurs diminuera considérablement. Comme une majorité semblerait tirer des profits énormes de ces activités de brasseurs officialisés, le gouvernement Martelly/Lamothe même à coup de trompette dans les stations de Radio avec des spots ne pourrait pas endiguer ce fléau rongeur.

Faut-il que la diaspora haïtienne soit une vache à lait ou une poule à déplumer en Haïti Un haïtien vivant à l’étranger voulant investir en Haïti doit réfléchir dix mille fois avant de s’aventurer dans l’Haïti des brasseurs. Qui ne sait pas brasser ne vient pas se faire en Haïti. Les victimes sont légions dans le port de débarquement en Haïti. Face à ce fléau, que fait le gouvernement Martelly/Lamothe ?

Les haïtiens de la diaspora vous regardent et attendent




Reynald Orival, journaliste
Directeur de Media
Citoyen victime

8/2/2012

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